quinta-feira, 19 de janeiro de 2017

Christel Ferrier-Bruneau : « J'en avais très envie »

Christel Ferrier-Bruneau : « J'en avais très envie »

Christel Ferrier-Bruneau aura marqué de son empreinte la dernière décennie du cyclisme féminin français. Double Championne de France sur route en 2009 puis en 2011, multiple médaillée sur les Championnats nationaux en cyclo-cross et en VTT, l'ex-lauréate de la Coupe de France Dames avait mis un terme à sa carrière internationale en septembre 2013 suite aux Mondiaux de Florence (Italie). Désormais mère d'un petit garçon et installée au Québec, Christel Ferrier-Bruneau va retrouver, à 37 ans, une équipe UCI en 2017 : la formation canadienne SAS-Macogep, où évolueront plusieurs françaises (lire ici). A l'entame de la saison, DirectVelo fait le point avec Christel Ferrier-Bruneau.

DirectVelo : Le grand public français t'a perdu de vue depuis plus de trois ans...
Christel Ferrier-Bruneau : Le temps passe vite ! J'avais décidé d'arrêter ma carrière suite à la saison 2013. La raison principale de cette retraite était très simple : je voulais être mère. Or, depuis, j'ai effectivement donné naissance à Alexandre, mon petit garçon qui a aujourd'hui deux ans et demi. Depuis que j'ai arrêté ma carrière, j'ai également déménagé au Québec. Mon mari et moi avions cette idée en tête depuis pas mal de temps. Nous voulions changer d'air, voir autre chose. Et puis, j'avais aussi des idées de projets professionnels de l'autre côté de l'Atlantique. J'ai rapidement trouvé mon bonheur en m'impliquant dans la société Vélo2Max, spécialiste dans la programmation d'entraînements cycliste, avec notamment l'organisation de différentes stages de préparation. 

« DÉSORMAIS, J'AI UNE LICENCE CANADIENNE »

En parallèle de cette nouvelle activité professionnelle, tu as repris le cyclisme en compétition...
J'ai vraiment repris l'année dernière. Au début, j'ai disputé quelques cyclo-cross, simplement pour me faire plaisir. Puis j'ai participé à des épreuves sur route, notamment au milieu des garçons, avec ma nouvelle formation canadienne, SAS. Bien sûr, je n'ai pas pu avoir la même implication que par le passé avec le travail qui me prend pas mal de temps. Mais je me suis quand même fixé des objectifs.

Parmi tes principaux objectifs, tu avais notamment coché le Championnat national, toi qui a désormais une licence canadienne...
Il a fallu être patiente et il y a eu quelques complications du côté de la Fédération Française de Cyclisme mais oui, désormais, j'ai une licence canadienne. Et j'ai d'ailleurs la double nationalité. J'avais très envie de gagner le Championnat du Canada de cyclo-cross, durant l'automne. Malheureusement, j'arrivais un peu en bout de course physiquement à ce moment-là et j'ai échoué à la quatrième place, alors que j'avais battu la nouvelle Championne nationale quelques semaines auparavant (Maghalie Rochette s'est imposée sur le circuit de Sherbrooke, NDLR). J'espérais également disputer les manches de Coupe du Monde d'Iowa et de Las Vegas mais pour des raisons de sélections et de points UCI, je n'ai pas pu y aller.

« PARTICIPER AU CALENDRIER NORD-AMÉRICAIN »

La formation SAS-Macogep a obtenu une Licence UCI pour 2017. Te voilà donc de retour au plus haut-niveau, mais l'avais-tu réellement envisagé et souhaité ?
Pour être honnête, j'en avais parlé avec les dirigeants quand je suis arrivée dans l'équipe. Ils avaient été clairs sur leurs intentions de devenir une formation UCI et ça m'intéressait beaucoup. Retrouver de grandes compétitions, c'est quelque chose. J'en avais très envie.

Comment imagines-tu ta saison 2017, à désormais 37 ans ?
Je ne compte pas faire toute la saison comme les autres filles, en enchaînant les voyages en Europe. J'irai participer à un stage de présaison avec l'équipe en Espagne, au mois de février, car je me rendrai de toute façon en Europe et plus précisément en France à cette période-là pour Vélo2Max. Mais sinon, en ce qui concerne mon calendrier sur la route, je souhaite uniquement participer au calendrier nord-américain.

« J'AI ENVIE D'AIDER LES FILLES »

Imagines-tu retrouver le plus haut-niveau et disputer, par exemple, un nouveau Championnat du Monde sur route, mais cette fois-ci avec la sélection canadienne ?
Je ne sais pas du tout. Je n'ai aucune idée du niveau que j'aurai à l'international. On verra bien mais à vrai dire, ce n'est pas vraiment l'objectif pour le moment. Après, on ne sait jamais.

Tu auras un rôle de capitaine de route au sein de la formation SAS-Macogep, en particulier auprès des jeunes tricolores ...
J'ai déjà eu l'occasion de discuter avec certaines de ces filles à plusieurs reprises. J'ai envie d'aider du mieux possible mes coéquipières, notamment sur la tactique de course ou sur la façon de s'entraîner. Lors de différentes rencontres ces derniers mois, j'ai déjà pu constater que les jeunes étaient à l'écoute de ce que je disais. J'ai vraiment envie de m'impliquer dans ce rôle de capitaine, je sais que ça va me plaire.

« JE PENSAIS VRAIMENT QUE MA CARRIÈRE ÉTAIT TERMINÉE »

Fin 2013, tu avais mis un terme à ta carrière internationale sur un bien mauvais souvenir : un malaise lors du Championnat du Monde de Florence, en Italie. A ce moment-là, t'imaginais-tu pouvoir un jour reprendre ta carrière ?
Pas du tout. Sincèrement, je pensais vraiment que ma carrière sur route était terminée et que même si j'en avais un jour envie, il allait être très dur de revenir. Et finalement, ça s'est quand même fait (rires).

As-tu certaines craintes quant à ce retour ?
Je veux surtout me faire plaisir. Le vélo, c'est d'abord ma passion. Mais oui, il y a aussi un peu de crainte. Je ne sais pas trop comment vont se dérouler les premières courses ni quel sera mon niveau. Cela dit, j'ai été rassurée par mes différentes sorties : j'ai gagné un cross, j'ai aussi fait des podiums... Evidemment, le niveau sera plus élevé sur les courses UCI, mais ça me donne déjà une idée, et ça me rassure.

Lire la suite : http://www.directvelo.com/actualite/55747/christel-ferrier-bruneau-j-en-avais-tres-envie
MM

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